19 novembre 2009

(17/n)

En voyant les véhicules circulant à grande vitesse dans les routes, l'on se croira en face d'un peuple qui gère bien son temps et qui ne gâche aucune minute !

18 novembre 2009

(16/n)

Surpris par la nouvelle de ma démission, il m'a appelée pour me présenter dans son bureau :

- C'est vrai que tu as décidé de nous quitter ?!
- Oui Monsieur.
- Bon si tu trouves qu'il y a des problèmes à régler on peut en discuter tout de suite...
- Non il ne s'agit pas de problèmes dans cette société, mais j'ai décidé de changer carrément la carrière.
- Ah bon ! et c'est quoi cette nouvelle carrière?
- Je ferai l'enseignement.
- Ummmm...et ce sera où?
- Je ferai formatrice à l'office de formation professionnelle inchaallah.
- Tu crois que tu seras bien payée comme c'est le cas ici?!
- Non, je vais diminuer le salaire à presque la moitié..
- Waw ! et tu en es convaincue? crois-tu que tu as fait un bon choix?!
- Oui, ça j'en suis sûre. L'argent ne m'importe pas beaucoup, mais je veux exercer un métier que j'aime...
- Ce n'est pas un bon argument, si chacun fait ce qu'il aime il ne sera pas forcément bien payé. Par exemple moi j'aimais le tourisme, mais comme tu vois le poste que j'occupe n'a rien à voir avec le tourisme, ce n'est pas toujours évident de faire un métier qu'on aime...Ici tu occupes un poste très intéressant, et avec l'évolution ton salaire augmentera et tu auras plus de responsabilités, je t'assure que tu as un bel avenir ici..
- Je le sais Monsieur, mais ma décision quant au changement est ferme.
- Bon, à toi de voir...C'étaient juste des conseils, je te souhaite tout le succès que tu mérites là où tu vas.
- Merci Monsieur.

Cette discussion m'a rappelée une attitude similaire quand j'étais en collège, j'avais 13 ans, le professeur de français a demandé à chacun sa carrière envisagée, je n'ai pas hésité à lui répondre avec enthousiasme :"je souhaite être professeur!"...Étonnée, elle m'a appelée pour me demander en chuchotant si j'étais sérieuse, j'ai répliqué avec conviction : "Oui!", puis elle m'a dit doucement : "Écoute, tu es une élève studieuse et brillante, tu mérites un poste plus intéressant que l'enseignement, j'aimerais te voir médecin ou ingénieur", j'ai fait semblant d'être convaincue et j'ai retourné à ma place en silence...Toujours l'idée étant de faire l'enseignement...

En revenant à mon enfance, un souvenir me vient à l'esprit : j'avais cinq ans, on avait un salon vaste, je le considérait ma classe, les oreillers étant mes élèves, je saisissais un bâton et je passais devant chaque oreiller pour lui enseigner les numéros, de temps à autre je frappais un oreiller, je faisais le tour des banquettes et je reprenais sans me lasser...

L'enseignement était un rêve qui m'a accompagnée depuis mon enfance et que j'ai gardé entre mes yeux durant tout mon parcours scolaire...Je suis devenue ingénieur en informatique sans trop aimer le poste d'ingénieur de développement qui reste toute la journée cloué devant son PC, le choix n'était pas le mien mais plutôt celui de l'entourage : "tu es brillante, tu fais sciences maths puis ingénieur"...

Je connais plusieurs personnes qui ne savent pas pourquoi exercent-ils un certain métier et qui se sentent totalement démotivés car ils n'aiment pas ce qu'ils font ou ne font pas ce qu'ils aiment...Et ce n'est qu'après avoir terminé les études qu'ils réalisent qu'ils ne sont pas sur la bonne voie...

(15/n)

Je me demande pourquoi trouve-t-on souvent des difficultés à ouvrir les emballages des produits marocains?

Qu'il s'agisse d'huile, de sucre, de lait, de boîte de conserve ou d'autres nous devons fournir un effort pour enlever l'emballage, et finalement soit on a mal aux doigts soit la boîte est toute déformée et ne sert plus à rien ! Contrairement aux produits des pays développés, les emballages sont enlevables en toute aisance et l'on sent une volonté derrière leur fabrication de rendre l'utilisation facile au consommateur...

Ceci ne s'arrête pas aux emballages, mais la difficulté est devenue une culture chez nous, on s'étonne quand on trouve que quelque chose est facilitée dans notre vie quotidienne ou qu'un service est fait sans complication et rapidement...on s'est habitué à la difficulté et à la souffrance dans tous les domaines et à tous les niveaux : manque de transport, embouteillage, manque d'équipement dans les écoles, vitres cassées, difficulté d'avoir des papiers administratifs, mal organisation au travail, hausse des prix...et la liste est bien longue....

Pourtant on vit avec, et on fait à notre tour la même chose en mettant des obstacles à d'autres personnes sans qu'on s'en rende compte...et la "chaîne de difficulté" continue...

Si on jette un coup d'oeil sur la vie en occident, on trouvera que tout est facilité, tout est organisé, tout est clair...le citoyen vit en paix et se trouve ainsi motivé pour avancer et aider son pays à aller plus loin...

Peut-on voir un jour notre communauté appliquer ce que le prophète nous a recommandé :"Facilitez et ne rendez pas les choses difficiles"?!

17 novembre 2009

(14/n)

La plainte est un art chez nous !

C'est une constatation que j'ai faite dernièrement en examinant nos discussions et le vocabulaire que nous utilisons...La grande majorité (si ce n'était la totalité) de ce ne que nous disons porte des sens négatifs et reflète la vision noire que nous avons envers notre vie quotidienne et notre entourage...Nous ne voyons que la partie négative des choses, nous croyons souvent que nous sommes victimes des circonstances, que c'est la faute des autres, que nous n'avons pas la chance, qu'il n'y a pas d'espoir, que la situation restera toujours la même et que les marocains ne sont pas du tout bons....

Savons-nous que "nous sommes ce que nous pensons"? croyons-nous à la force des idées? pouvons-nous croire que ce que nous vivons est le résultat immédiat de ce qui nous vient à l'esprit?...

Ce n'est pas en critiquant et en blâmant tout le temps que la situation sera améliorée, il vaut mieux d'abord revoir notre langage et notre conception des choses....

29 octobre 2009

(13/n)

"Que peut-on faire?!" une question que je me pose avec urgence à chaque fois qu'on reçoit un coup de gifle de la part de nos ennemis, car à chaque fois on se rappelle qu'on n'y peut rien puisqu'on est faible !

Tant que nous ne sommes pas puissants économiquement nous ne pourrons rien faire et notre voix n'aura aucun écho voire aucun poids...Et bien sûr pour avancer économiquement il faut développer tous les secteurs, et cela ne sera exauçable que si chacun de nous soit conscient de l'objectif tracé et commun et qui nous permettra d'agir correctement et dans le bon sens...

Maintenant si nous sommes développés (je parle de notre pays), je ne crois pas que ce serait assez suffisant, n'oublions pas que l'union est une force...si nous arrivons à surpasser les problèmes entre les pays musulmans et à chercher un terrain d'entente et des intérêts communs, on pourra avoir un avis qui sera toujours pris en considération...

Ceci d'un côté, d'un autre je crois qu'il faut être convaincu de notre droit de défendre la cause de Palestine, pourquoi on dit que Palestine est la terre des arabes? Pourquoi les juifs ont tort de prétendre qu'ils ont droit à la mosquée Al Aqsa? Connaissons nous l'histoire de ce peuple?...Nous devons avoir des réponses convaincantes et nous devons éduquer ceci à nos enfants pour que ce message soit hérité d'une génération à l'autre....

Je n'aime pas dire : "c'est le rôle des gouvernements, le peuple n'y peut rien !", si on te désigne ministre d'un certain secteur, crois-tu que tu feras mieux que le ministre actuel?!

Je suis convaincue qu'il s'agit d'une culture instaurée dans la société, et qu'il faut changer du fond...

20 octobre 2009

(12/n)

J'ai parcouru le couloir pour chercher une personne responsable dans l'administration, j'ai rencontré la secrétaire et je n'ai pas hésité à lui demander : "Pardon Madame, puis-je savoir où trouver M. X?", elle m'a regardé un instant puis a répliqué d'un air nonchalant : "il n'est pas là...il arrivera tout à l'heure..." puis a tourné le dos contre moi...

Cette attitude a révélé plusieurs aspects chez les responsables (soit disant) dans notre société. Cette personne s'est comportée comme si elle était quelqu'un de supérieur, elle détient l'information, elle l'exploite pour exercer un pouvoir, une autorité...Normalement cette personne est sensée être au service des autres, mais visiblement elle cherche la moindre opportunité pour paraître supérieure...

Cette personne aurait pu m'accueillir avec un sourire et me répondre clairement et avec gentillesse et m'attendre lui dire un merci ou demander autre chose, mais elle n'a pu garder la porte de son cœur ouverte jusqu'à ce que je sois satisfaite, comme si je devais payer contre ses informations qu'elle m'a fournies...

Cette attitude ne m'a touchée en rien, mais elle m'a rappelé nos organismes étatiques, en commençant du gardien (chaouch) et en finissant par le ministre...Chacun essaye de chercher un point fort dans son poste pour exercer un pouvoir sur le citoyen, pour se sentir quelqu'un d'important dans la société, quelqu'un de fort...Alors que la force réside dans la capacité d'accueillir et de venir à l'aide de ceux qui sollicitent votre coup de main.....

2 octobre 2009

(11/n)

En revenant à mes anciens écrits, je suis tombée sur une réflexion intitulée "Bulle de bonheur", et qui date de la période de préparation de ma soutenance...

J'étais trop prise par la préparation du rapport et de la présentation et la finalisation du projet de fin d'étude, je ne trouvais aucun goût à ma vie et je me sentais bouleversée, j'attendais avec impatience le lendemain de l'obtention de mon diplôme et je me disais à chaque fois : " je me stabiliserai quand je finirai cette année"...

Après un instant je me suis rendue compte que ce ne sera pas forcément le début d'une vie stable et heureuse, mais un nouveau parcours commencerait : la recherche d'emploi....et ça ne s'arrêterait non plus là, car un nouvel objectif remontera à la surface, celui de se marier et de bâtir une petite famille...Sûre que ce serait le véritable bonheur et la véritable stabilité?...N'y aurait-il pas le rêve d'avoir des enfants et de chercher un logement et .....?

Quand est ce que je vivrai alors le vrai bonheur ?!

J'ai alors pensé à la bulle de bonheur, je me suis imaginée entourée par une bulle pleine de bonheur, une bulle indépendante des circonstances et des personnes qui m'entourent, j'ai essayé de me convaincre que le bonheur n'est liée qu'à moi seule, il n'est pas créé par autrui, je suis la seule à pourvoir être la source du bonheur pour moi, et quelque soient les circonstances, je peux toujours trouver un goût de bonheur au moment que je vis, comme je peux intégrer les autres dans cette bulle...

Cette idée m'a aidée à voir la vie sous un nouvel angle et à retrouver la paix et la stabilité malgré tout....

Je sais que ce n'est pas toujours évident, mais on essaye quand même de "vivre chaque instant comme si c'était le dernier de notre vie".....